Fonctionnement et critères de la téléexpertise
Comment fonctionne la téléexpertise ?
Le médecin généraliste adresse au dermatologue une question clinique concernant un patient. La demande doit contenir les éléments nécessaires à l’analyse de la situation, notamment :
- les informations cliniques pertinentes ;
- les antécédents utiles ;
- la médication du patient ;
- les éléments pertinents du contexte de vie ou de travail ;
- des photographies de qualité lorsque celles-ci sont nécessaires à l’évaluation.
Le dermatologue analyse les informations transmises et formule un avis diagnostique et/ou thérapeutique. Selon la situation, il peut également recommander une consultation en présentiel ou une orientation spécifique.
Quelles sont les conditions à respecter ?
Pour pouvoir être attestée, la téléexpertise doit respecter plusieurs conditions :
- elle doit être demandée par un médecin généraliste ;
- elle doit être réalisée par un dermatologue ou un spécialiste en vénéréologie ;
- les échanges doivent avoir lieu via un canal sécurisé ;
- la demande et la réponse doivent être traçables : Omnidoc permet l'ajout d'un compte rendu au dossier patient, où l’on retrouve les différents interlocuteurs (correspondants, participants) et l’horodatage des messages pour la traçabilité des échanges
- le dermatologue doit répondre au plus tard le troisième jour ouvrable suivant la réception de la demande ;
- la prestation peut être attestée au maximum une fois par jour ;
- elle est limitée à deux prestations par patient et par année civile.
La téléexpertise doit porter sur une demande clinique nécessitant l’avis du dermatologue.
Elle ne remplace pas une consultation spécialisée lorsque l’examen clinique direct ou un suivi en présentiel est nécessaire.
Autres conditions liées aux prestations
La téléexpertise ne peut pas être attestée le même jour qu’une consultation dermatologique classique ou qu’une autre prestation à distance relevant de la même spécialité, lorsque les règles de nomenclature l’excluent.
Avant d’introduire une demande, le médecin généraliste doit donc vérifier que la situation du patient relève bien d’une téléexpertise et qu’aucune condition de cumul ne s’applique.